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REPUBLIQUE
GABONAISE
UNION- TRAVAIL-
JUSTICE
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MINISTERE DE LA
SANTE PUBLIQUE
ETATS GENERAUX DE LA SANTE
LES
ACTES

Préface du Ministre d’Etat,
Ministre de la Santé publique
Préface
En organisant les
premiers Etats Généraux de
la Santé
du Gabon, le Ministère de la Santé publique, répondant aux
instructions de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, entendait
élargir l’espace consacré au débat sur les problématiques de la
santé. Cet espace de débat, longtemps occupé bien évidemment par les
professionnels de la santé et une partie de la société civile qui
s’intéresse aux problèmes de santé, a été élargi et ouvert à toute
la communauté nationale notamment aux informateurs clés des
Provinces que sont les Gouverneurs, les Préfets, les élus locaux,
les chefs traditionnels, les jeunes habitant la province, les
groupements de femmes, les associations communautaires…
Il ne s’agissait
pas de nier ou d’occulter ce qui a été fait jusqu’à présent, ni de
remettre en cause la politique nationale de santé dont certains
textes, études, enquêtes et évaluations ont d’ailleurs servi de base
et de vivier pour la préparation de ces Etats Généraux de la Santé.
C’est justement à
partir des constats faits que la nécessité d’organiser cette
consultation nationale s’est imposée au Gouvernement pour répondre
du mieux possible aux insatisfactions sanitaires de la population,
insatisfactions relayée par Monsieur le Président de la république
qui avait élevé la santé au rang des quatre priorités du
Gouvernement.
Les actes qui
suivent sont issus des travaux des commissions. Ils n’ont subi
aucune modification. Ils doivent garder leur authenticité et le
Comité de Suivi mis en place y veillera.
Le débat a eu
lieu, la République s’est prononcée. Il appartient maintenant à tous ceux qui oeuvrent pour
la santé de concrétiser les axes stratégiques arrêtés par ces Etats
Généraux pour améliorer la qualité de l’offre de soins en
développant la médecine de proximité et en mettant en place une
couverture maladie. Pour notre part, nous souhaitons que le grand
élan qui a soufflé avant et pendant les Etats Généraux ne retombe
pas et qu’enfin la santé des gabonais marque un nouveau départ pour
un système de santé plus solidaire
Paulette MISSAMBO
Ministre d’Etat,
Ministre de la Santé Publique
RAPPORT GENERAL
Les Etats Généraux
de la Santé, convoqués par le Président de la République, Chef de
l’Etat se sont tenus à la cité de la Démocratie de Libreville du 29
mars au 1er Avril 2005. Ces assises nationales, qui
constituaient l’avant dernière étape d’un processus de consultation
engagé à partir du 14 février 2005 au niveau de toutes les régions
sanitaires du pays, avaient pour objectifs généraux l’amélioration
de l’accessibilité aux soins et la mise en place d’un régime
d’assurance maladie.
Deux documents ont
servi de base à la préparation de ces Etats Généraux de la Santé à
savoir : La lettre de cadrage de Madame la Ministre d’Etat, Ministre
de la Santé publique et le document d’orientation.
LA LETTRE DE
CADRAGE :
Madame la Ministre d’Etat y a tracé l’état général de notre système
sanitaire tel qu’il se présente au vu des récentes évaluations et
enquêtes. Les indicateurs de santé restent faibles malgré les moyens
mis par les pouvoirs publics avec l’appui des partenaires au
développement. « L’impératif d’organiser une concertation nationale
sur les moyens d’améliorer la qualité des soins et d’assurer une
couverture maladie pour tous s’est imposée au Gouvernement » et pour
y parvenir, ajoute-t-elle, cette concertation sera organisée à deux
niveaux à savoir : au premier niveau, la région sanitaire
s’exprimera « non seulement sur les thèmes proposés par le Comité
d’organisation, mais aussi sur les problématiques spécifiques à la
Région, ses potentialités et ses opportunités ». Au niveau national,
la concertation visera le partage des expériences et des analyses
avec les contributions de nos partenaires afin d’élaborer un
document stratégique en adéquation avec le document de stratégie de
réduction de la pauvreté.
DOCUMENT D’ORIENTATION :
Il s’agit d’une revue documentaire qui avait trois objectifs :
repréciser les instructions contenues dans la lettre de cadrage ;
arrêter une méthodologie de travail et relever les problèmes
prioritaires et les insuffisances à partir des enquêtes, études et
évaluations faites par le Ministère de la Santé à travers la Cellule
d’Observation de la Santé publique (COSP) dans les tableaux de bord
et par l’audit réalisé par le Dr Bernard KOUCHNER. Afin de prendre
en compte ces insuffisances structurelles qui sont aggravées par des
dysfonctionnements internes, le document d’orientation a servi de
guide pour l’organisation des Etats Généraux en proposant une
démarche originale fondée sur l’approche par problème de santé et
non une approche par service. Cette nouvelle approche vise à prendre
en compte les insatisfactions des populations vers qui doit être
dirigée toute politique de santé.
De ce document
d’orientation, nous retiendrons que les Etats Généraux de la Santé
se dérouleront en trois phases distinctes :
- la
phase 1 dite phase préparatoire a consisté en l’analyse documentaire
et l’organisation des forums régionaux ;
- la
phase 2 ou forum national des Etats Généraux de
la Santé ;
- la
phase 3 autrement appelée l’Après Etats Généraux de
la Santé sera
consacrée à l’élaboration des plans opérationnels selon les
priorités arrêtées pendant les assises de Libreville ; elle conduira
au Plan National de Développement Sanitaire englobant les Plans
Régionaux.
PHASE I : PHASE
PREPARATOIRE ET FORUMS REGIONAUX
Au cours de cette
phase, toute la documentation permettant une analyse des problèmes
de santé relevés par les dernières évaluations a été effectuée. Il
s’agissait également de préparer et de former les équipes de
facilitateurs chargés d’animer les forums régionaux.
Les forums régionaux
trouvent leurs justifications en ce qu’ils ont constitué le lieu où
les informateurs clés que sont les Gouverneurs, les Préfets, les
élus locaux les professionnels de santé des régions et les
associations se sont exprimés. Ces consultations, organisées sous le
mode participatif, ont dégagé des priorités dont voici les plus
importantes :
- Sur
les principaux problèmes des populations de
la Province, le
manque de voies de communication arrive en tête des préoccupations,
suivi de la pauvreté et le manque de médicaments et enfin le coût
élevé de la vie ;
- Sur
les insatisfactions de la population en matière de santé, les
informateurs répondent à 51% par les difficultés d’accès aux soins,
à 45% pour l’insuffisance des structures sanitaires, à 44% pour le
mauvais accueil et mauvais comportement du personnel de santé et à
39% pour l’absence et rupture de stock des médicaments ;
- Ils
jugent à 39% que la mauvaise gestion des ressources humaines est le
principal problème du système de santé et considèrent à 21% qu’il en
est ainsi de l’insuffisance des soins de santé primaires. Seuls 19 %
jugent que le financement de la santé est mal organisé.
- Pour
améliorer les choses, toutes les régions retiennent à 43% qu’il faut
assurer un meilleur accès aux structures par la construction des
routes.
PHASE II : LE FORUM
NATIONAL OU ETATS GENERAUX
Les travaux des
Etats Généraux de la Santé se sont tenus à Libreville du 29 mars au
1er Avril 2005 à
la Cité
de la Démocratie. La cérémonie d’ouverture a été présidée par
Monsieur le Vice Président de la République représentant Monsieur le
Président de la République, Chef de l’Etat. Trois allocutions ont
été prononcées tour à tour par Mme la Ministre d’Etat, Ministre de
la Santé publique, par M. le Représentant de l’OMS au Gabon et
l’allocution d’ouverture de Monsieur le Président de la République a
été lue par Monsieur le Vice Président de la République.
Dans son adresse,
Mme la Ministre d’Etat a d’abord retracé la genèse des Etats
Généraux qui ne sont qu’une étape d’un long processus engagé par
Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ; processus
déclenché depuis avril 2004 par l’audit commandité au Dr Bernard
KOUCHNER sur le fonctionnement de notre système de santé ; puis
lors de son message à la Nation du 31 décembre 2004 dans lequel il
fixait au Gouvernement deux objectifs majeurs à réaliser :
l’amélioration de la qualité des soins et la couverture maladie pour
tous. A partir de ces hautes instructions, Mme La Ministre d’Etat a
demandé « aux participants de proposer les mesures concrètes et
réalistes de nature à :
- faire
baisser la mortalité maternelle et infantile ;
-
faire de la prévention une priorité ;
-
renforcer les capacités de gestion, de supervision et de contrôle du
Ministère ;
-
garantir l’accessibilité des populations aux soins
de santé, aux médicaments génériques grâce à la mise en place d’une
assurance maladie obligatoire ».
Le représentant de
l’OMS s’est dit honoré d’assister à la cérémonie d’ouverture des
Etats Généraux de la Santé qui marque, selon lui, un tournoi décisif
dans l’analyse et la résolution des problèmes de santé. Il a rappelé
le contexte du Gabon marqué par la faiblesse de certains indicateurs
de santé malgré des efforts importants du pays avec l’appui des
partenaires dont l’OMS. Il a ajouté que le moment est
particulièrement bien choisi car ces assises interviennent après
l’adoption en juin dernier, du document de politique nationale de
santé. Il est maintenant temps pour que le Gabon s’achemine vers
l’adoption d’un Plan National de Développement Sanitaire pour lequel
son organisation se tient prête à apporter, comme toujours, son
soutien au Gabon.
Le message du
Président de la République a été centré sur les attentes qu’il fonde
sur ces assises en reprenant sa volonté de voir aboutir les projets
qu’il avait énoncés lors de ses récentes interventions.
L’élection du bureau
des Etats Généraux de la Santé intervenue avant le retrait des
officiels a donné la composition suivante :
Président :
le Pr Paulin OBAME NGUEMA
Vice
Président : le Pr Paul Marie LOEMBE
Rapporteur
Général : Dr Annie REYMOND YENI
Rapporteurs :
-
M. Jean Gaspard NTOUTOUME
AYI
-
Dr Eric BAYE
-
DR Jean Damascène KHOUILLA
-
M. Gaston BIYOGO BI-NDONG
-
M. MEYE BIKA
-
Dr Christophe BOUANGO
La partie officielle
terminée, la première journée a été consacrée à la présentation
générale des études et expériences, il s’agit de :
- Présentation
1 :
objectifs des Etats Généraux par le Président du Comité de
Coordination ;
- Présentation
2 :
résultats des forums régionaux par la COSP ;
- Présentation
3 :
la nouvelle carte sanitaire du Gabon réalisée par la COSP
- Présentation
4 :
le document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP) par le
Ministère de la Planification ;
- Présentation
5 :
le budget de l’Etat consacré à la santé par le Ministère des
Finances ;
- Présentation
6 :
l’enquête de satisfaction sanitaire des populations urbaines de
Libreville-Owendo par le Ministère de la Planification ;
- Présentation
7 :
le recouvrement des coûts : expériences Hôpital SCHWIETZER par le
Directeur de cet Hôpital ;
- Présentation
8 :
exemple de plan régional : expérience canadienne par la coopération
canadienne ;
-
Présentation 9 :
les compétences d’un infirmier : expérience italienne dans la
NGOUNIE ;
- Présentation
10 :
la qualité des soins : situation de la santé carcérale par le
médecin de la prison centrale de Libreville ;
- Présentation
11 :
formation des infirmiers par le cabinet CFP (Eric HATON et Fabrice
AFFOUGHE).
La deuxième et la
troisième journée ont été consacrées aux travaux en commission. Huit
commissions représentant huit problématiques ayant été identifiées
dans le document d’orientation, elles ont été réparties de la
manière suivante :
- La
commission Mère/Enfant avec deux sous commissions à la salle
Mengane du palais des Conférences ;
- La
commission Soins Préventifs, Curatifs Promotionnels (PMA) à la salle
Ivanga du palais des conférences ;
- La
commission Financement de la santé d’abord au CNTS puis à
la Chambre de
commerce de Libreville ;
- La
Commission Qualité des soins à la salle d’endocrinologie du CHL,
elle s’est scindée en trois sous commissions ;
- La
commission Médicaments à la salle de réunion du PNLS ;
-
La commission Management avec les sous commissions
organigramme-ressources-formation à la salle Ikokou ;
- La
commission Information sanitaire à la salle de réunion de
la Direction
Générale du CHL ;
-
La
commission Recherche avec deux sous commissions recherche et
médecine traditionnelle au centre de nutrition de
la Peyrie.
Il ressort des
travaux de toutes les commissions que le problème de l’amélioration
du financement de la santé et sa pérennisation demeurent les
principaux freins à l’amélioration de l’offre et de la qualité des
soins. Les participants ont unanimement admis que l’assurance
maladie est une option de financement de la santé. Ils ont insisté
sur les mécanismes permettant la mise en place d’un régime
d’assurance maladie : une tarification officielle des actes, une
nomenclature des actes professionnels, un panier de soins basée sur
les soins de proximité, de la mère et de l’enfant.
Les problématiques
de santé et les axes stratégiques les plus importants sont :
Commission
Mère/Enfant :
Problèmes
identifiés :
· Comment
amener les femmes à être sensibilisées sur les signes de danger des
grossesses ?
· Comment
rendre les services de santé accessibles aux femmes ?
· Comment
protéger les enfants contre les maladies évitables par la
vaccination ?
Orientations
stratégiques :
· Amener
les femmes à aller en consultation prénatales et former le personnel
aux signes de gravité de la grossesse ;
· Mettre
en place les SOUB et SOUC sur toute l’étendue du territoire ;
· Mettre
en place le système d’assurance maladie ;
· Promouvoir
l’utilisation des médicaments génériques
· Elargir
le PEV aux autres antigènes et aux enfants de 5 ans
· Mettre
en place les PCIME sur toute l’étendue du territoire.
Commission
Prévention- SSP- PMA :
Problèmes
identifiés :
· Comment
rendre opérationnels le département sanitaire et la région
sanitaire ?
· Comment
lutter contre la faible qualité de prise en charge des urgences
médicales ?
· L’insuffisance
de prise en charge des problèmes de santé mentale et la réinsertion
des anciens malades.
Orientations
stratégiques :
· Elaborer
un cadre institutionnel des Régions et Départements sanitaires ;
· Renforcer
les capacités gestionnaires des DRS, des Hôpitaux Régionaux et des
Départements sanitaires ;
· Renforcer
la mise en œuvre des PMA d’urgence à tous les niveaux ;
· Elaborer
un plan stratégique de la santé mentale et développer les activités
de soins réhabilitatifs dans les PMA à tous les niveaux.
Commission
Financement de la Santé :
Problèmes
identifiés :
· Comment
améliorer l’accès financier des Gabonais aux soins ?
· Comment
mettre en œuvre l’assurance maladie ?
· Quel
recouvrement des coûts instituer pour les structures de premier et
second niveau ?
Orientations
stratégiques :
· Mettre
en œuvre un système d’assurance maladie ou couverture maladie ;
· Connaître
les coûts réels des soins dans les établissements sanitaires ;
· Prioriser
la médecine de proximité dans le panier de soins de l’assurance
maladie les soins de la mère et de l’enfant ;
Commission Qualité
des soins :
Problèmes
identifiés :
· Comment
normaliser et standardiser les pratiques de soins ?
· Comment
lutter contre l’absence de programme d’assurance qualité et
l’insuffisance des ressources ?
· Comment
mieux impliquer le génie biomédical dans l’achat de des
équipements ?
· Comment
lutter contre la vulnérabilité humaine face aux risques et impacts
de l’environnement ?
· Comment
baisser les coûts des analyses médicales ?
Orientations
stratégiques :
· Réactualiser
et mettre en œuvre les Schémas Thérapeutiques Standardisés élaborés
par le Projet FED/SANTE ;
· Budgétiser
une ligne de crédits spécifique au programme assurance qualité ;
· Créer
un département de génie biomédical à l’Inspection Générale de
la Santé ;
· Mettre
en place un programme de gestion des risques liés à l’utilisation
des appareils biomédicaux et y impliquer la médecine du travail ;
· Mettre
en place un programme d’IEPS et Environnement ;
· Mettre
en place le système d’assurance maladie et une tarification adaptée
et accessible à tous.
Commission
Management :
Problèmes
identifiés :
· Mauvaise
organisation des services du Ministère de
la Santé ;
· Faible
capacité managériale à tous les niveaux de la pyramide sanitaire ;
· Manque
de coordination intra et intersectorielle
· Inadéquation
entre la formation et l’emploi et anarchie dans la délivrance des
diplômes.
Orientations
stratégiques :
· Redéfinir
un nouvel organigramme du Ministère de
la Santé publique ;
· Renforcer
la formation du personnel, assurer une gestion optimum des carrières
des agents, et motiver suffisamment les personnels de santé ;
· Mettre
en place une politique d’amélioration de la qualité des services en
rapport avec l’attente des usagers ;
· Mettre
en place
la Commission Interministérielle de Coordination et
créer un Comité de pilotage
Commission
Information Sanitaire :
Problèmes
identifiés :
· La
collecte des données sanitaires de base n’est pas bien organisée
dans les structures sanitaires ;
· Quels
types de supports mettre place pour échanger l’information sanitaire
entre les régions et le niveau central ?
· Comment
intégrer
la COSP dans l’organigramme ?
Orientations
stratégiques :
· Former
le personnel à l’utilisation initiale des données sanitaires et
obliger les différents responsables à produire et transmettre ces
données à la hiérarchie ;
· Réviser
et adapter tous les supports afin de les rendre plus accessibles et
exploitables par tous ;
· Maintenir
la COSP
en tant que structure de réflexion et d’appui du Ministère.
Commission
Médicament :
Problèmes
identifiés :
· Rupture
fréquente des stocks des médicaments essentiels, des génériques du
petit matériel et autres consommables ;
· Usage
irrationnel des médicaments ;
· Automédication
abusive ;
Orientations
stratégiques :
· Rendre
l’OPN autonome ;
· Construire
des pharmacies régionales ;
· Instaurer
la participation communautaire ;
· Rationaliser
les prescriptions médicales dans les formations sanitaires ;
· Réviser
la liste des médicaments essentiels.
Commission Recherche :
Problèmes
identifiés
· La
recherche en santé publique n’est ni priorisée, ni organisée et
coordonnée au Gabon ;
· Comment
financer la recherche en santé publique ?
· La
médecine traditionnelle n’est pas véritablement intégrée dans le
système de santé gabonais ;
Orientations
stratégiques :
· Faire
participer le Ministère de
la Santé à la
programmation des thématiques nationales de recherche en fonction
des indicateurs sanitaires ;
· Mobiliser
les financements de l’Etat, les financements extérieurs et les fonds
propres ;
· Réglementer
la médecine traditionnelle et créer à l’Université de la santé une
filière mixte de la médecine traditionnelle et de la médecine
moderne.
Toutes les
commissions ont émis des recommandations adressées au Gouvernement,
aux Partenaires du Développement et aux Personnels de santé. Elles
font l’objet d’un document spécifique
La journée de
vendredi 1er Avril a été consacrée à la restitution des
travaux et à la cérémonie de clôture marquée par des discours
d’usage, l’installation du Comité de Suivi et la cérémonie de
décoration de certains participants.
Tous les discours
sont annexés au présent rapport.
Les travaux en
commission qui ont connu une affluence particulièrement nombreuse,
près de 350 participants par jour, se sont déroulés dans une
atmosphère studieuse emprunte de sérieux et d’abnégation.
Les participants ont
tenu à adresser une motion de remerciement à Monsieur le Président
de la République, Chef de l’Etat pour avoir permis la tenue de cette
grande consultation nationale sur la réforme de notre système
sanitaire et pour la mise en place d’un Comité de Suivi des Actes
des Etats Généraux de 2005 dont la présidence a été confiée au
Directeur Adjoint de cabinet du Président de la République. Ce Comité comprendra les membres des Ministères intéressés,
les syndicats, les ordres professionnels, les ONG, les partenaires
au développement.
Dans une brève
allocation, le Président du bureau des Etats Généraux de la Santé a
tenu à féliciter Mme Paulette MISSAMBO pour avoir donné l’occasion
aux professionnels de la santé, aux associations de s’exprimer sur
les problèmes de santé par la méthode participative qui a permis
d’arriver à des résultats reflétant les attentes des Gabonais.
Fait à Libreville,
le 19 avril 2005
Le Rapporteur
Gaston BIYOGO
BI-NDONG
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